Interview de Pierre Mouquod

Salut Pierre, peux-tu te présenter rapidement et nous dire comment tu as découvert le béhourd  ?

Moi c’est Pierre Mouquod, j’ai 26 ans, je vis dans le haut Doubs, et je suis technicien dans une centrale de production hydroélectrique. J’ai découvert le Béhourd en 2015 en tombant par hasard sur quelques vidéos Youtube. J’ai immédiatement été séduit par ce sport, la possibilité de se battre en armure d’époque, je ne pouvais pas rêver mieux ! J’ai pratiqué de nombreux sports depuis mon plus jeune âge mais toujours en loisir et la possibilité d’intégrer une équipe de Béhourd qui prend les choses très au sérieux m’a particulièrement motivé.

Tu fais partie d’Aquila Sequania, comment as-tu choisi cette équipe ?

J’ai recherché s’il y avait des équipes de Béhourd dans ma région et c’est comme ça que je suis tombé sur la page Facebook de l’association. Le fait de voir qu’ils étaient premiers du classement national a été intimidant au début, j’avais peur de ne pas être à la hauteur mais les « anciens » m’ont assuré qu’avec un entraînement régulier et une forte motivation il était possible de se mettre rapidement au niveau. Une journée d’initiation pour les nouveaux m’a permis de rencontrer les coéquipiers, et j’ai même pu faire un petit duel avec Alexis (qui lui aussi découvrait) en essayant l’armure de Roman.

Je dois dire que je ne m’attendais pas à ce que ça soit aussi lourd ! Quand on regarde une vidéo on ne peut vraiment pas se rendre compte de la difficulté à se battre en armure, mais après quelques rounds contre Alexis j’étais en nage et j’ai vite compris que j’allais devoir me mettre au niveau physiquement.

Sur les tournois de cette année lequel as-tu préféré et lequel a été le plus éprouvant ?

De tous les tournois de cette année celui qui m’a le plus marqué est celui du Faucon Noir à Montbazon. C’est un des plus gros tournois français avec en plus de nombreuses équipes étrangères comme les Russes ou les Anglais ce qui monte d’un cran les enjeux et la difficulté. Ce fut un tournoi éprouvant notamment avec le premier match qui s’est étendu sur trois rounds face aux Loups, mais aussi très formateur, car lorsque les rounds sont difficiles on apprécie vraiment la victoire.

On a fait notre premier tournoi ensemble, tu peux nous raconter ?

Mon premier tournoi s’est déroulé en mars 2016 pour le championnat de France. C’était le premier tournoi auquel je participais j’étais très nerveux et très stressé. J’avais reçu une bonne partie de mon équipement seulement une semaine avant ! Certains réglages de l’armure avait été faits seulement la veille. Toutes les équipes étaient galvanisées car au championnat de France, tout le monde veut faire de son mieux pour monter sur le podium. C’était difficile, je n’avais encore jamais porté mon armure sur une journée complète de combat, je m’y étais évidement préparé physiquement mais lorsqu’on enchaine des rounds intenses sans discontinuer, il faut savoir gérer son état de fatigue pour donner le maximum à chaque fois. A la fin de la journée, j’étais exténué, mais plutôt satisfait, on s’est donné à fond et même si c’était notre premier tournoi on s’en est pas mal sortis.

Tu as été à Battle of the nations en 2016 à Prague. Qu’est-ce que tu en as pensé et comment ça s’est passé pour toi ?

Battle of Nations c’était très impressionnant ! En tant que débutant, pouvoir participer au championnat du monde c’était très gratifiant. J’avais été sélectionné pour faire partie de l’équipe de France en 21vs21. C’était l’occasion de se mesurer à des pays étrangers et d’acquérir une grosse expérience sur le terrain. De plus le cadre pour se battre est très immersif avec une arène, un village médiéval et des artisans qui viennent vendre leur savoir-faire, tout participe à rendre l’événement inoubliable. Les combats ont été intenses et ardus et quand les matchs de 21vs21 ont été terminés nous sommes allés soutenir et encourager nos coéquipiers qui luttaient avec acharnement contre les meilleures équipes du monde dans la catégorie 5vs5.

La saison 2017 approche comment vois-tu les tournois qui nous attendent ?

L’année 2017 va s’annoncer rude et j’ai hâte d’y être. Il va non seulement falloir conserver notre première place du classement, mais en plus se démarquer au championnat de France afin d’être qualifié pour Battle of Nations. Il y a de plus en plus d’équipes et le niveau augmente, il s’agit donc de s’entraîner dur afin d’obtenir les meilleures places du podium.

Un petit mot pour la fin ?

N’hésitez pas à venir nous supporter à Saint Dizier en mars ou à venir essayer un de nos entrainements. Si vous vous sentez de plier de l’acier trempé et de transpirer dans une armure fidèle à celle du 14eme siècle, ce sport est fait pour vous.

Interview réalisé par Rémi.